Le 22 octobre 2009, le Conseil constitutionnel a validé l’essentiel
de la loi contre le téléchargement illégal, donc le piratage,
et prévoit une peine de suspension de l’internet.
La circulaire interministérielle du 05 août 2009 remplace celle du 16 mars 2004 et intègre toutes les modifications intervenues depuis sa publication.
Le Guso a été rendu obligatoire pour tous les organisateurs non professionnels de spectacles vivants, le champ d’application du Guso a été élargi aux organisateurs non professionnels qui réalisent plus de 6 manifestations par an, étant précisé que la détention d’une licence de spectacle est obligatoire au-delà de 6 représentations par an, quelle que soit l’activité principales des structures.
La commission européenne vient d’engager une procédure d’infraction à l’encontre de la France concernant l’application du taux « super réduit » de TVA à 2.10% sur les 140 premières représentations à des spectacles où des consommations sont servies.
Les professionnels du secteur musical viennent de créer le « Comité visas artistes » dans le but de facilité la circulation des artistes d’un pays à l’autre, il sera opérationnel en Janvier 2010.
L’activité d’agent artistique est régie par le code
du travail, article L.762-3.
C’est un intermédiaire entre un diffuseur, un producteur, un entrepreneur
de spectacles et un artiste. Il agit, mandaté par l’artiste, afin
de lui procurer des engagements, il doit être titulaire de la licence
d’agent artistique.
Sa profession est d’ordre commerciale, inscrit au registre du commerce,
il place les artistes en contrepartie d’une commission perçue
sur la base du cachet (limitée à 10%, mais assujettie à la
TVA 19.6%) et son rôle ne dispense pas l’organisateur d’assumer
son rôle d’employeur. Il ne peut pas fournir un spectacle « clé en
main ».
A la différence d’un producteur, il n’a pas cette responsabilité d’employeur à l’égard
des artistes, ni de responsabilité pour l’organisation d’un
spectacle.
Le manager a pour mission le développement d’une carrière artistique .Il va gérer le travail de l’artiste de la scène au disque, il prend en charge tous les éléments susceptibles d’améliorer le parcours de son protégé (répétitions, enregistrements, publicité,…)
S’il emploie lui-même les artistes, il devient également leur producteur (avec licence 2), s’il se limite au placement d’artiste, il doit demander la licence d’agent artistique.
Le producteur de spectacles vivants permet à un spectacle d’exister et d’être diffusé. Le producteur est l’employeur des artistes et des techniciens, il est titulaire de la licence d’entrepreneur de spectacles de la 2ème catégorie, sa fonction est souvent liée avec celle de tourneur.
Entrepreneur de tournées, suivant les cas, il prend en charge le montage
de la tournée, en gérant les salaires, les frais artistiques,
techniques et administratifs, les déplacements, hébergement et
restauration. Il est le responsable et l’employeur du plateau artistique.
Il fournit un spectacle « clé en main » aux organisateurs,
en établissant un contrat de cession entre sa structure et le diffuseur.
Les entrepreneurs occasionnels sont les organisateurs de spectacles qui peuvent exercer occasionnellement l’activité d’entrepreneur de spectacles, sans être titulaires d’une licence, dans la limite de six représentations par année civile : selon l’ordonnance par la loi du 18 mars 1999, « toute personne physique ou morale qui n’a pas pour activité principale ou pour objet l’exploitation de lieux de spectacles, la production ou la diffusion de spectacles. »
L’entrepreneur régulier, de spectacles vivants, détient une ou plusieurs licences de spectacles et exerce une activité professionnelle déclarée sous forme commerciale.
L’obtention de la licence d’entrepreneur de spectacles représente l’autorisation d’exercer l’activité d’entrepreneur de spectacles, elle est délivrée par la DRAC, Directions Régionales des Affaires Culturelles, dépendante du Ministère de la Culture.
Il y a trois catégories de licence :
La licence d’agent artistique est délivrée, sur commission,
par le Ministère du Travail.
Selon l’article L.762-5, du code du travail, « Nul ne peut
obtenir ou conserver la licence d’agent artistique s’il exerce,…,
l’une des activités suivantes : artiste du spectacle, exploitant
de lieux de spectacles, producteur de films, programmateur de radiodiffusion
ou de télévision, fabricant d’instruments de musique, marchand
de musique ou de sonorisation… »
« Tout contrat par lequel une personne physique ou morale s’assure,
moyennant rémunération, le concours d’un artiste du spectacle
en vue de sa production, est présumé être un contrat de
travail dès lors que cet artiste n’exerce pas l’activité,
objet de ce contrat, dans des conditions impliquant son inscription au registre
du commerce »
« Sont considérés comme artiste du spectacle, notamment l’artiste lyrique,l’artiste dramatique, l’artiste chorégraphique, l’artiste de variétés, le musicien, le chansonnier, l’artiste de complément, le chef d’orchestre, l’arrangeur-orchestrateur et, pour l’exécution matérielle de sa conception artistique, le metteur en scène. »
« L’artiste-interprète ou exécutant est la personne qui représente, chante, récite, déclame, joue ou exécute de toute autre manière une œuvre littéraire ou artistique, un numéro de variété, de cirque ou de marionnettes. »
« La présomption de l’existence d’un contrat
de travail subsiste quels que soient le mode et le montant de la rémunération,
ainsi que la qualification donnée au contrat par les parties.
Cette présomption subsiste même s’il est prouvé que
l’artiste conserve la liberté d’expression de son art, qu’il
est propriétaire de tout ou partie du matériel utilisé ou
qu’il emploie lui-même une ou plusieurs personnes pour le seconder,
dès lors qu’il participe personnellement au spectacle. »
« Est entrepreneur de spectacles vivants toute personne qui exerce une activité d’exploitation de lieux de spectacles, de production ou de diffusion de spectacles, seul ou dans le cadre de contrats conclus avec d’autres entrepreneurs de spectacles vivants, quel que soit le mode de gestion, public ou privé, à but lucratif ou non, de ces activités. »
« Lorsque l’activité d’entrepreneur de spectacles vivants est exercée par une personne physique, la licence est délivrée à cette personne sur justificatif de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers. »
« La licence est personnelle et incessible. Elle est accordée pour la direction d’une entreprise déterminée. L’interposition de quelque personne que ce soit est interdite. »
« Peuvent exercer occasionnellement l’activité d’entrepreneur
de spectacles, sans être titulaire d’une licence, dans la limite
d’un plafond annuel de représentations :
1° Toute personne qui n’a pas pour activité principale ou
pour objet l’exploitation de lieux de spectacles, la production ou la
diffusion de spectacles.
2° Les groupements d’artistes amateurs bénévoles faisant
occasionnellement appel à un ou plusieurs artistes du spectacle percevant
une rémunération. »
« Il s’entend par la participation d’artistes interprètes qui tirent leurs revenus d’une autre activité et qui ne reçoivent pas de contrepartie pour leur prestations scéniques, ni en espèces, ni en nature. »
« Sont considérés comme rémunération toutes les sommes versées aux travailleurs en contrepartie ou à l’occasion du travail, notamment les salaires ou gains, les indemnités de congés payés, le montant des retenues pour cotisations ouvrières, les indemnités, primes, gratifications et tous autres avantages en argent, les avantages en nature, ainsi que les sommes perçues directement ou par l’entremise d’un tiers à titre de pourboire. »